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Utilisation de la cortisone et des glucocorticoïdes chez le sportif

Corticothérapie chez le sportif
En cas de douleurs chroniques de traumatismes anciens, le médecin peut poser une indication d’injection locale péri ou intra-articulaire.

Il est dangereux, inutile, non pertinent d’utiliser la corticothérapie dans les asthénies performantes chez le sportif pour son effet euphorisant, anti-inflammatoire, antalgique.

La cortisone et glucocorticoïdes sont utilisés en médecine pour de nombreuses indications thérapeutiques. L’utilisation de classes thérapeutiques chez le sportif peut être justifiée dans des indications soit spécifiques ou liées à la pratique du sport, soit en lien avec une pathologie nécessitant la mise en place de ce traitement.

Les principaux risques d’utilisation des glucocorticoïdes sont connus, et c’est pour cela que le médecin devra, avant toute prescription, prendre conscience des avantages liés à la mise en place de ce type de traitement, en regard des inconvénients qui sont réels mais limités sous stricte surveillance médicale.

► Lire notre article : Glucocorticoïdes – Classe « S9 »

Recommandation et conduite à tenir chez le sportif

Important : Toute prise de traitement à base de corticoïdes doit faire l’objet d’une demande d’A.U.T.

a) en cas de traumatologie du sport

La prévention des accidents sportifs passe par une bonne connaissance des facteurs de risques et une adaptation des pratiques en fonction de ses propres possibilités.

La brochure « Les Blessures chez le sportif » recense l’ensemble des possibilités de traumatismes en fonction de la pratique de certains sports.

La corticothérapie n’est que rarement pertinente dans la traumatologie aiguë. Par contre, en cas de douleurs chroniques de traumatismes anciens, le médecin peut poser une indication d’injection locale péri ou intra-articulaire. Le choix du produit dépendra de l’expérience du thérapeute, mais son utilisation doit être réservée aux cas ayant présenté une résistance à d’autres traitements, et en tout état de cause, très rarement en première intention.

b) en cas de maladies allergiques et infectieuses

Quelques situations d’urgence peuvent amener le thérapeute ou le staff médical à réaliser un traitement court et momentané par la prescription de glucocorticoïdes. Dans ce cas, la pratique de l’entraînement ou la compétition est rarement justifiée. L’utilisation de la cortisone peut être justifié pour les pathologies respiratoires autres et par voie nasale. Dans certains cas d’otite externe sans perforation tympanique, la voie auriculaire est utilisée. Dans toutes ces indications, le thérapeute doit également poser une indication juste et justifiée.

c) en cas de maladies de peau

La corticothérapie locale est souvent utilisée pour des problèmes d’allergie cutanée, d’eczéma de contact, de dermites atopiques, voire de conflits liés directement à la pratique sportive, type mal du séant ou quelques dyshidroses palmo-plantaires.

Quelle que soit l’indication, il faudra utiliser un corticoïde local à très faible dose, sans « tartiner » la lésion, mais en massant très légèrement le produit et en l’essuyant spontanément après application. Même par voie locale, la cortisone doit être prescrite pour une durée la plus courte possible, et les posologies les plus faibles possibles.

d) amélioration de la performance

Il est dangereux, inutile, non pertinent d’utiliser la corticothérapie dans les asthénies performantes chez le sportif pour son effet euphorisant, anti-inflammatoire, antalgique. Il s’agit d’un véritable détournement d’utilisation qui rentre dans la définition du dopage.

L’Agence Française de Lutte contre le Dopage (A.F.L.D.) a suivi les recommandations adoptées par l’Agence Mondiale Antidopage (A.M.A.). Toute demande ou de renouvellement d’A.U.T. devra être traité conformément aux dispositions prévues pour les A.U.T. standard.

La santé des sportifs passe par la mise en place de réseaux de vigilance dont chaque région est représentée par des agences médicales de prévention dopage (A.M.P.D.).

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